L’immunothérapie et les thérapies biologiques s’attachent à détruire ou à contrôler les cellules cancéreuses et à modifier leur comportement. Les thérapies ciblées utilisées dans le cadre du traitement des cancers gastriques sont uniquement destinées à traiter les cancers gastriques de stade avancé ou métastatique. L’immunothérapie utilise quant à elle un anticorps monoclonal : le ramucirumab (Cyramza®).
Immunothérapie du cancer de l’estomac : anomalie de l’ADN
Depuis quelques années, les chercheurs savent séquencer l’ADN de plusieurs cancers. Ainsi, ils ont découvert que certains d’entre eux présentaient des altérations moléculaires au niveau de leur ADN.
Dans le cas précis du cancer gastrique, l’altération de l’ADN se trouve sur le récepteur HER2. L’objectif de l’immunothérapie est donc de cibler cette anomalie pour que le système immunitaire s’attaque à elle.
Médicaments employés par les thérapies ciblées
En cas de cancer gastrique de stade avancé (ou métastatique) présentant des récepteurs HER2, on utilise le trastuzumab (Herceptin®). Ce traitement de thérapie biologique du cancer de l’estomac est habituellement administré par voie intraveineuse toutes les 3 semaines, en association avec une chimiothérapie : 5-FU (fluorouracile) et cisplatine ou Xeloda® (capécitabine), des traitements à base de fluoropyrimidines.
La combinaison de trastuzumab et d’agents chimiothérapeutique permet une augmentation significative du temps sans progression de la maladie et une amélioration du temps de survie. Plus l’expression du facteur de croissance HER2 est élevée, plus les résultats sont bons.
Mode d’administration
En pratique, le traitement est administré de la manière suivante :
- une première dose de 8 mg/kg (si elle est bien tolérée, les doses suivantes peuvent être administrées en perfusion intraveineuse d’une demi-heure) ;
- trois semaines après, une dose de 6 mg/kg ;
- ensuite, des doses de 6 mg/kg toutes les 3 semaines en perfusion d’une heure et demi en moyenne.
Immunothérapie en cas de cancer de l’estomac
On peut aussi avoir recours à l’immunothérapie dans certains cas de cancers de l’estomac.
Principe
On se sert d’un anticorps monoclonal qui va spécifiquement cibler le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2) situé à la surface des cellules tumorales. Administré par voie intraveineuse, il :
- bloque le signal de croissance des cellules cancéreuses ;
- stimule le système immunitaire afin qu’il attaque et détruise ces cellules reconnues comme « étrangères ».
Ce traitement du cancer de l’estomac a été testé comme traitement de seconde intention (après échec de la chimiothérapie) sur des cancers de l’estomac de forme avancée. Il permet d’observer une amélioration significative de la survie.
Mode d’administration
Cette immunothérapie du cancer de l’estomac est administrée par voie intraveineuse à raison de doses de 8 mg/kg toutes les deux semaines.
Effets secondaires
Généralement bien tolérée, l’immunothérapie n’est pas dénuée d’effets secondaires. Les traitements peuvent être toxiques : ils réactivent le système immunitaire et sont donc susceptibles de déclencher des réactions auto-immunes, notamment au niveau digestif et cutané.
Certains des effets secondaires de l’immunothérapie pour le cancer de l’estomac sont notamment :
- de la fièvre et/ou des frissons ;
- une importante faiblesse ;
- des nausées et des vomissements qui engendrent une malnutrition (perte de poids involontaire pendant 3 mois de 10 % ou plus) chez plus de 80 % des patients ;
- des diarrhées.